À l’hiver 2024-2025, nous nous sommes rendu compte qu’un de nos murs présentait des signes de faiblesse. La taille et la complexité du chantier, vignes en forte pente et mur de plus de trois mètres de haut, ne nous permettaient pas de reconstruire ce mur nous-mêmes.

Notre choix s’est porté sur la technique du mur en pierres sèches et sa réalisation confiée à des muraillers diplômés. Alors que les murs maçonnés ont une durée de plus ou moins 100 ans qui est liée à la durée du lien (ciment par exemple), les murs en pierres sèches peuvent tenir plusieurs siècles.
En outre, cette technique est reconnue pour ses multiples fonctions écologiques, paysagères et de soutien à la biodiversité.
Le mur joue un rôle clé dans la régulation hydrique du vignoble. En stabilisant le sol et en limitant le ruissellement, il favorise l’infiltration des eaux de pluie.
Les murs en pierres sèches sont aussi des habitats refuges pour une faune et une flore spécifiques, notamment des reptiles comme le lézard vert. Ils abritent des insectes pollinisateurs (abeilles charbonnières) et auxiliaires de culture, renforçant ainsi la résilience écologique du vignoble.
Nous avons également installé des nichoirs à huppes fasciées dans les interstices du mur. Cette espèce, insectivore, contribue à la régulation naturelle des ravageurs du vignoble.
Le coût total du projet s’élève à 34653,60 € TTC et a été financé à hauteur de 27 000 € par l’Union européenne, dont 21600 € du FEADER (Fonds européen agricole pour le développement rural).



