L’an dernier, nous avons autorisé l’installation de nichoirs dans un des murets de nos parcelles de grand cru à Ribeauvillé. Une opération destinée à favoriser la nidification de la huppe fasciée, un oiseau migrateur présent dans notre région de la fin mars à la fin août. Il s’agit d’une espèce cavernicole, c’est-à-dire qu’elle installe son nid dans des cavités naturelles d’arbres fruitiers, de tas de pierres, ou de muret.
La présence de huppes fasciées est un indicateur de biodiversité. « Depuis les années 2000 et l’arrivée d’une viticulture raisonnée, sans un désherbage systématique du vignoble, on voit apparaître davantage de huppes », souligne Charles Metz, professeur de physique à la retraite, qui a participé à l’opération de pose de nichoirs. Grâce à son long bec courbé, cet oiseau fouille dans le sol et se nourrit de vers de terre, de larves de coléoptères, d’araignées, de criquets, de sauterelles et parfois de lézards.